Projet de rénovation et d’extension d’un pôle éducatif ouvert sur la ville en cœur du quartier
Les 10 sites de projet
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L’École des éléments
Ylé + BC + Djao-Rakitine
Architecte mandataire
Architecte associé
Paysagiste
Ingénierie TCE
Économiste
Développement durable
Acoustique
Cuisine
Programmation et montage opérationnel
Programmation commerciale
Économie circulaire
Crédit : Marcella Barbieri
Le projet de l’école Jean de la Fontaine — et plus largement, la requalification du quartier de Coulommiers — est porté par un groupement international aux compétences profondément complémentaires : Ylé Architectes (Paris), BC Architects (Bruxelles) et Djao-Rakitine Paysagistes (Londres). Ensemble, ces agences forment une équipe pluridisciplinaire réelle, unie par des pratiques croisées et une vision commune des enjeux urbains, sociaux et écologiques. Leur démarche se distingue par une approche systémique, refusant les traitements en silos. Architecture, paysage, matière, usages, économie circulaire, gouvernance et climat sont pensés comme un tout cohérent, au service d’un quartier vivant, sobre, et ancré dans son territoire.
Ylé Architectes, basé à Paris, développe une architecture résiliente, inspirée du vivant, attentive à son contexte et aux usages réels. Ses projets d’équipements publics, notamment scolaires, témoignent d’une capacité à faire dialoguer nature, habitabilité et engagement environnemental. BC Architects, installé à Bruxelles, est reconnu en Europe pour son expertise en matériaux géosourcés et biosourcés, et pour sa capacité à concevoir des modèles économiques durables et reproductibles, intégrant la construction en terre crue, le réemploi, et les circuits courts. Djao-Rakitine Paysagistes, à Londres, excelle dans la conception de paysages vivants et régénératifs, intégrant les cycles de l’eau, la biodiversité, les îlots de fraîcheur et la dimension sensible de l’espace public. Le paysage y devient un moteur de projet, à l’interface du bâti et du vivant. Cette équipe référente sur des projets complexes et expérimentaux s’appuie sur des méthodes de travail éprouvées, basées sur l’intelligence collective.
Autour du trio de concepteurs, le groupement réunit des partenaires techniques et stratégiques : - Alphaville et Bérénice (programmation) assurent la traduction des besoins en scénarios d’usage évolutifs, construits en dialogue étroit avec les usagers, les institutions et les futurs exploitants. - Zefco, en charge de la stratégie environnementale, pilote une réflexion transversale autour du vivant, du réemploi, de la performance passive, de la circularité et de la réversibilité. - Oteis (ingénieries fluides et structures), Peutz (acoustique), Eco+Construire (économie et stratégie réemploi), et BEGC (cuisine) complètent la chaîne d’expertise. Notre ambition : faire de l’école un catalyseur urbain, un lieuressource pour le quartier, un bâtiment sobre, actif, et perméable — au service de l’apprentissage, de la vie collective et de la transition écologique.
Le projet d’École des éléments préfigure l’école publique dans un demi-siècle : un organisme vivant et réversible, bâti avec les ressources locales, à la fois lieu d’apprentissage, refuge climatique et maison commune ouverte sur le quartier, où l’éducation et la durabilité environnementale se rencontrent et s’enrichissent.
Sensible à l’héritage du site, la transformation du quartier s’inscrit dans la continuité et s’appuie sur les habitants. Le projet n’est pas dessiné contre le territoire, mais avec lui. Plutôt que de céder à la logique brutale de la tabula rasa, le travail s’opère par ajustements fins, intensification des usages et réactivation du déjà-là. Les logements, les espaces publics, les équipements hérités ne sont pas des obstacles : ils sont des matières vivantes à transformer. Il s’agit de redonner du sens aux lieux, d’y réinscrire l’école comme un coeur battant, et de tisser des liens entre les venelles, les places, les parcs et la population. Modifier l’espace urbain local, c’est d’abord préserver ses qualités, révéler ses ressources, et construire avec ceux qui y vivent un quartier hospitalier, inclusif et résilient. Conçue à partir des ressources locales – chanvre, bois bleui, terre crue mise en oeuvre en bauge –, l’École des éléments réactive des filières artisanales et transmet des savoir-faire aux enfants comme aux habitants. Son architecture low-tech, sobre et poétique, révèle les cycles de l’air, de l’eau, de la matière : ventilation naturelle, récupération des eaux de pluie et inertie thermique des murs, comme autant de leçons incarnées. L’école est réversible, ouverte, capable d’accueillir d’autres usages lorsque les classes se taisent : tiers-lieu, association, maison de quartier… Enfin, elle se lit à hauteur d’enfant : trottoirs élargis, venelles apaisées, cours-paysages et espaces libres d’expérimentation affirment que la ville doit redevenir hospitalière pour les plus jeunes – et donc pour tous. L’école incarne une promesse : bâtir avec ce qui est là, et pour ceux qui sont là, un lieu d’enseignement autant par ses murs que par ses usages, et qui prépare à habiter le monde autrement, en commun.

